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Lignes du temps et ronds dans l’eau… par Le Passeur

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Lignes du temps et ronds dans l’eau… par Le Passeur

Message par Hamsa le Dim 21 Avr - 14:47

Lignes du temps et ronds dans l’eau…
Publié le 19 mars 2013 par Le Passeur



Par le Passeur.

Il semble que certains ont un peu de mal à cerner les concepts de lignes du temps et de simultanéité des expériences par rapport au temps linéaire. Je vais donc tâcher d’apporter au mental ma vision simplifiée la plus claire possible de ces concepts. Ce qui ne sera pas pour autant simple…

La simple observation des ronds que dessine une pierre jetée dans l’eau est riche en enseignements divers. C’est cette illustration qui me semble la plus appropriée à la compréhension des lignes temporelles que nous dessinons en permanence et à leur simultanéité.

Vous savez tous ce qu’est lancer une pierre dans l’eau. Dans la perfection recherchée du geste mesuré, la pierre s’envole en hauteur puis retombe à la verticale en créant un geyser autour duquel des cercles concentriques vont s’expanser aussi loin que l’énergie qui les a créés pourra les pousser. L’onde ainsi rayonne en anneaux de plus en plus vastes, concentrés à leurs naissance (dans leur jeunesse) en un périmètre restreint, puis englobant au fur et à mesure une surface d’influence de plus en plus vaste.

Imaginez à présent que chacune de vos pensées est une petite pierre et que chacun de vos actes et de vos paroles est une grosse pierre. Vous êtes un homme assis au bord d’un grand lac aux eaux paisibles et vous jetez dans l’eau presque sans discontinuer de petites pierres, parfois par poignées, et de temps à autre de plus grosses pierres. C’est le résumé de ce que nous sommes : des créateurs incessants de pensées non maîtrisées qui posons dans notre théâtre de vie des actes plus ou moins forts. Et ces pensées et ces actes dessinent des ondes concentriques visibles dans nos dimensions connues, mais qui étendent leur sphère d’influence jusqu’au-delà des dimensions visibles. Bref, nous rayonnons sans cesse la somme de nos propres anneaux d’énergie et chaque pensée, chaque acte rayonne ses propres cercles, qui une fois nés nous échappent.

Chaque pierre étant créatrice de sa sphère d’influence aux multiples anneaux, chacune crée ainsi une ligne d’expression dans une dimension du temps.

C’est aussi simple que dans l’observation de la vie, chaque acte porte en lui une infinité de conséquences dont le but est parfois maîtrisé, mais l’infinité des conséquences secondaires non imaginées échappe à son créateur. Voilà une expression de la théorie du chaos, celle qui suppose que le battement d’ailes d’un papillon en France peut créer une tornade en Chine. Les pensées elles aussi ont leur propre sphère d’influence. Elles rayonnent avec plus ou moins de force dans un environnement plus ou moins grand en nos dimensions et hors d’elles.

Voilà donc notre homme au bord du lac dessinant des mandalas aquatiques sur la surface de l’eau. Cette surface, donc ce monde visible de lui, représente le théâtre de sa vie. Les pierres jetées qui sont ses actes, ses paroles et ses pensées induisent la ligne temporelle qui résulte du mandala complexe de son anarchie intérieure. Les paramètres qui définissent cette ligne du temps sont aussi nombreux que les enchevêtrements d’ondes concentriques sont complexes. Difficile d’y voir clair en ce mandala. Et plus difficile encore de se sentir maître de soi au sein de sa ligne temporelle, de ce qui est perçu comme son « présent » et son « avenir ». Sans parler du « passé » qui habite les pensées de notre homme et qui détermine la plupart de ses jets de pierres.

Voilà que l’homme s’éveille, qu’il remet soudain ses automatismes en question et tente de reprendre la maîtrise de ce qui préside en lui cette anarchie. On le comprend, il lui faudra plus qu’une pierre de moins dans ses lancers pour modifier la probabilité de sa ligne du temps. Pourtant une seule pierre de moins changera quelque chose quelque part pour quelqu’un. Lorsque notre homme aura suffisamment nettoyé sa demeure intime, alors les pierres de ses paroles, de ses actes et de ses pensées se raréfieront et seront de plus en plus justes. Le mandala de son théâtre de vie s’éclaircira, il lui sera possible d’observer la beauté du présent et de s’emplir de la joie de sa contemplation, il lui sera possible de ne rien projeter au-delà de ce qui existe, il lui sera possible d’entendre le vol des abeilles, la brise dans les saules, le son de la truite qui gobe une mouche, les pépiements des oiseaux. Parce que dans le silence qu’il aura restauré, la vie sera revenue vers lui et lui proposera à nouveau de s’harmoniser avec elle. C’est dans cette écoute et cet équilibre béni qu’au seul rythme des respirations de son cœur harmonisé, il saura quand lancer une pierre et laquelle, qui participe à la symphonie jouée et dessinera le mandala le plus juste pour tous. Car l’expérience de sa vie incarnée est bien de créer un monde où tout s’harmonise avec la création.



A ce stade de son évolution, notre homme n’a pas à se soucier des conséquences secondaires qui lui échappent. Car à l’écoute de son cœur, au sein d’une demeure claire et propre, ce qu’il émet est en harmonie avec tout et quelque chose qui lui est insaisissable, ce « flûtiste invisible » qu’évoquait Einstein, donne le la à l’orchestre auquel il s’est joint.

Voilà donc comment la ligne du temps que l’on suit peut varier un peu ou beaucoup selon les pierres que nous jetons dans l’eau, selon ce que nous rayonnons. Pensons à présent que chaque forme de vie sur cette Terre en fait de même. Or nous adhérons toujours quelque part à une tribu. Je veux dire par là que nous partageons un lit de valeurs et d’expressions de vie communes avec un certain nombre d’individus. A toutes les échelles, on appelle ça une société. Et dans cette société, qui la plupart du temps joue sa propre partition dans son coin, on se met à plusieurs pour synchroniser un minimum nos jets de pierre dans le lac, histoire de poursuivre des buts communs. Voilà qui permet de déterminer une ligne du temps à laquelle adhèrent par intérêt plus ou moins avoué les individus de la dite société, mais qui ajoute un peu plus à l’anarchie des anneaux concentriques qui fusent de tous côtés dans l’eau. Du coup, il est plus difficile encore d’y voir clair à titre individuel et presque impossible de modifier seul la probabilité dominante de la ligne du temps suivie.

Pourtant certains le font et montrent ainsi aux autres comment ils se sentent mieux de faire autrement. Ce qui en entraîne de plus en plus dans leur sillage et peu à peu crée une nouvelle probabilité qui peut devenir dominante. Surtout si parallèlement, la force de ceux qui ont pris le pouvoir de la société en question s’effrite. Par exemple parce que les conditions de vie, l’air qu’ils respirent, ne convient plus à leur survie. Par exemple lorsque la planète qui les porte augmente sa fréquence vibratoire.

Lorsque les forces en jeu possèdent une énergie suffisante, alors le plan d’eau se sépare. Il s’en crée un autre sur un autre plan vibratoire qui héberge par résonance la nouvelle société alors créée. Ou bien celle-ci rejoint un plan existant déjà. Cela fonctionne en réalité pour un individu comme pour un egrégore d’individus. Je suis sûr que vous voyez où je veux en venir. Les lignes du temps sont extrêmement complexes dans leur élaboration tant il y a de paramètres, eux-mêmes sans cesse variables, qui y contribuent, mais l’intention soutenue de l’être qui a travaillé sur lui lorsqu’il le fallait pour que sa demeure soit propre, suffit à l’extraire d’un plan et l’amener par résonance à un autre.

Il en va de même pour un orchestre où le nombre de vibrations qui s’entremêlent est étourdissant. Pourtant l’intention de se fondre dans l’harmonie de la partition permet de chanter en accord cette harmonie. La partition jouée fait ensuite la différence et nous sommes d’accord qu’il y a bien des partitions possibles, biens des lignes du temps, pas toutes harmonieuses.

Maintenant qu’en est-il du concept de simultanéité ? Celui qui exprime l’existence simultanée de toute expérience « passée, présente ou future ».

Compliqué pour qui se réfère à sa perception naturelle du temps qui s’écoule de manière linéaire. Pourtant je ne connais personne, quel que soit son âge, qui n’ait la nette impression aujourd’hui que le temps ne cesse de s’accélérer. Ce qui autrefois n’était perceptible que par l’encombrement croissant de la vie au fur et à mesure de notre vieillissement, l’est à présent pour tous pour d’autres raisons, liées à des modifications géophysiques de la Terre et aux rayonnements solaires (sujet abordé dans des articles précédents). Donc, nous sommes comme le disaient les mayas dans cette période dite des temps accélérés. Comment ? Le temps varie alors que ma montre marque toujours 24 heures de 60 minutes chacune ? Pourtant la physique quantique, volontairement sous-médiatisée, nous apprend depuis quelques années déjà que le temps n’est qu’une dimension illusoire parmi d’autres. Elle a même démontré que l’on pouvait voyager dans cette dimension temporelle.

Alors si l’on admet ces vérités nouvelles (et j’invite qui veut à approfondir lui-même le sujet), revenons-en avec elles à notre homme au bord du lac, qui lance ses pierres dans l’eau.



Disons pour simplifier l’image de son mandala aquatique, qu’il a jeté une seule pierre il y a cinq secondes et qu’un certain nombre d’anneaux concentriques ont déjà troublé la surface du lac, séparés les uns des autres par une aire vierge de tout dessin. Alors que leur rayon augmente et que leur énergie décroît, il en jette alors une autre à proximité de la première. Aussitôt les premiers anneaux croisent la trajectoire de ceux de la première pierre. Ils se crée des enchevêtrements qui créent des dessins dans les aires entre les anneaux des deux cailloux. Le mandala de la première pierre est modifié par le second, son énergie en est affectée par des forces opposées et des forces tangentielles qui créent autant de distorsions et d’effacements. L’observateur peut donc appréhender simultanément les anneaux concentriques des deux pierres qui se rencontrent et forment un nouveau mandala.

Le passé de la première pierre et le présent de la seconde coexistent donc simultanément et la seconde a influé sur la première jusqu’à modifier le déroulement de sa ligne du temps. Le présent n’en est pas affecté pour autant, il n’y a pas de paradoxe, car le présent est l’expression instantanée d’une énergie existant dans ce qui est perçu comme le passé et de son influence observable sur cette énergie. Le présent n’est que ce que l’on observe en l’instant T. Et ce qu’on observe en l’instant T, non seulement fait que l’instant observé alors existe, mais il influe aussi sur la globalité de ce que l’on appelle le passé. Cela, la physique quantique l’a depuis plusieurs années totalement démontré, et pas seulement par les mathématiques, mais par l’expérience réalisée en laboratoire.

Pour ce qui est du futur – la troisième pierre pas encore lancée du point de vue de l’homme sur le bord du lac -, il existe peut-être déjà du point de vue d’un autre observateur quelque part. On peut accepter l’idée que l’homme ne le voit pas parce qu’en sa dimension il ne le perçoit pas, tout comme un être qui vivrait en deux dimensions sur une table plate ne pourrait vous voir au-dessus d’elle (voir cette vidéo). L’homme en est au choix de pouvoir changer ou pas sa ligne du temps en jetant ou ne jetant pas la pierre. D’ailleurs, s’il la jette, c’est peut-être que l’observateur ailleurs, celui qu’il ne voit pas, celui qui se trouve en-dehors de la linéarité du temps, celui donc qui est dans son futur à lui, l’a VU jeter la troisième pierre. Par son observation, il a créé l’évènement et déterminé le choix de l’homme du lac dans une dimension où ce dernier n’a pas accès au futur (ou rarement). Imaginez-vous un peu les perspectives vertigineuses que cela ouvre sur votre propre capacité à influencer ce que vous n’imaginez même pas ?

A l’échelle des Univers, pour une démonstration équivalente, notre pierre est un univers qui n’a pas été lancé cinq secondes avant une autre, mais cinq milliards de milliards de milliards d’années. Ou plus. Ou moins. Ce qui laisse à notre instant T une marge confortable pour que nous existions en-dehors d’une simple fraction de seconde. Les montres n’égrènent qu’une illusion qui prend corps lorsque nous la regardons. Qui peut dire si votre montre existe lorsque personne ne la regarde ?

Voilà comment tout peut exister de manière simultanée et que tout influe sur tout en toutes les dimensions à la fois, y compris celle du temps. Nos ronds dans l’eau expriment en toute simplicité les grandes leçons que la Nature nous offre en chaque espace-temps. Tout est toujours là, sous nos yeux, à notre portée, en des visions parfaites que notre mental s’évertue à compliquer dès lors qu’il cherche à les expliquer, comme je l’ai fait, jusqu’à bâtir des constructions artificielles et illusoires et finir parfois par ne plus rien comprendre à qui nous sommes et en quoi nous sommes embarqués. En vérité, la Nature nous offre tout et lorsque nous sommes prêts à la toucher, c’est elle qui nous touche par une soudaine illumination. Enfin nous voyons, enfin nous entendons, enfin nous ressentons.

Fraternellement,



Des ronds dans l’eau – Henri Salvador – 2mn 49″

© Le Passeur
– 19 Mars 2013 – http://www.urantia-gaia.info >
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