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DU JUGEMENT DU DEVOIR A LA LIBERTE D'ETRE

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DU JUGEMENT DU DEVOIR A LA LIBERTE D'ETRE

Message par Hamsa le Mer 24 Juil - 9:25

DU JUGEMENT DU DEVOIR A LA LIBERTE D'ETRE

Bonjour à toutes et à tous.

Bienvenue en cet espace qui est aussi le vôtre.

Depuis quelque temps, nous pouvons nous rendre compte que plus une seule de nos familles terrestres n’est épargnée par tel événement personnel, tel événement plus généralisé, mais tous délicats.

Parce que plus aucune famille n'est exclue de ses propres compréhensions à faire, de ses propres acceptations à accueillir, nous sommes tous et toutes invités à la compassion, en premier envers nous-mêmes, puis envers les autres, tous les autres.

Je ne dis pas qu'il doit y avoir souffrance, mais que, s'il y a souffrance, c'est parce que nous résistons encore à l'amour divin, donc à l’amour envers nous-mêmes. D'une manière ou d'une autre! Et ne croyez pas que j'en sois exclue. Sinon, comment pourrais-je en témoigner? (Sourire)

Ainsi, si toutes les générations sont touchées, et toutes le sont, nous pouvons constater plus particulièrement que la grande majorité des 70-90 ans, donc la génération de nos parents pour beaucoup d’entre nous, reste bloquée dans le jugement et le devoir, dans le jugement parce que le devoir, dans le devoir parce que le jugement.

Alors que la sagesse pourrait émaner d’eux, ainsi que leur acceptation en exemple, bien souvent une grande partie de cette génération est encore à: comment être heureux, si ce n’est à poursuivre l’apologie du devoir à tout prix, de l’utilité économique des humains, de la société toute-puissante, du bien commun imposé, de l’égalité nivelée, de la santé obligatoire, etc.

Parce que la plupart d’entre eux n’ont pas su, n’ont pas voulu, ne se sont pas sentis capables, n’ont pas vu, n’ont pas entendu, ne se sentent toujours pas capables, aujourd’hui et cela va aller en s’accélérant, leurs appels au secours inconscients, toujours inconscients, se manifestent sous la forme de toutes les maladies physiques, émotionnelles et mentales. Et ce, de plus en plus brutalement.

En face de tout cela, qui nous touche directement en tant qu’enfants, nous nous trouvons bien souvent démunis.

Alors, nous pouvons suivre en ligne droite leurs traces, et ainsi nous réfugier dans le devoir, parce que dans le jugement de ce qui est bien et de ce qui est mal.

Alors, nous pouvons nous réfugier dans l’attitude de l’exact opposé: le reniement du devoir, parce que dans le reniement du bien et du mal.

Pourtant, comment ne pas comprendre que, pour eux, s’ils ne s’étaient pas raccrochés aux repères du devoir et du bien commun, jusqu’au détriment de leurs propres choix personnels de vie, ils n’auraient pu survivre. Parce que telle était leur croyance commune. Donc, parce que telle fut leur expérience commune... Comme ils ne pourraient, aujourd’hui encore, survivre parce qu’ils (et quand ils) n’ont toujours pas fait le choix de vivre.

Pourtant, comment ne pas comprendre que, pour nous, si tel n’est pas notre choix, de quel droit devrions-nous (droit, devoir, travail, famille, patrie… leur leitmotiv, qu’ils nous ont inculqué!) nous soumettre ou continuer à nous soumettre à leur vision de la vie, tandis qu’elle n’est pas ou plus la nôtre?

Il est bien évident que ce sont seulement des directions, déjà de réflexion, que je propose, et non une injonction à ce que nous fassions ceci ou cela. Libre à chacun et à chacune d’être ce qu’il décide et ce qu’elle décide d’être.

Pourtant, combien de fois avons-nous tenté de leur faire comprendre? Eh oui, nous aussi, nous avons essayé qu’ils comprennent notre point de vue, et, parfois même, qu’ils y adhèrent, tout comme eux l’ont fait et le font encore vis-à-vis de nous.

Est-ce que cela a changé quelque chose?

Certes, l’on pourrait parler de conflit de générations. Et cela est vrai, en partie. Mais cela ne peut tout expliquer en cette période si particulière de pré-ascension définitive pour toute la terre et ses habitants.

Alors, nous pouvons aussi, au mieux de notre propre compréhension et vision de la vie, les honorer de là où ils en sont, les remercier de là où ils en sont. Nous pouvons surtout, si nous faisons ce choix, reconnaître en nous-mêmes ce en quoi nous nous comportons comme eux, ce en quoi nous nous comportons exactement à l’opposé.

Pourtant, la voie du milieu pourrait être une voie plus juste. Oui! pourrait… Car cette voie du «juste milieu», prônée par tant de personnes dites éveillées, est tellement subjective et personnelle. En effet, pour éviter les deux extrêmes de telle situation, de telle opinion, de telle extériorisation, de telle intériorisation, de telle perception, etc., il peut paraître de bon ton de n’adopter aucun comportement ou aucune pensée extrémistes.

Mais que veut dire extrême? puisque nous sommes tous l’extrêmiste d’un autre, puisque nos propres pensées sont l’extrême d’autres de nos pensées…

Pourtant, même si nous pouvions être objectifs quand à la définition de l’extrêmisme, ou tout du moins consensuels, même notre voie du juste milieu pourrait bien être extrême… pour tout autre que nous-mêmes.

En outre, ce qui pourrait relier ces trois attitudes courantes que sont l’extrême oui, l’extrême non et leur milieu serait peut-être leur violence intrinsèque, exprimée ou non, qui veut que nous imposerions notre propre point de vue, donc notre propre extrêmisme aux yeux des autres. En quoi imposer le milieu serait-il moins extrêmiste que d’imposer tel ou tel extrême?

Mais nous pouvons accepter l’opportunité qui nous est ainsi offerte par ce repère important de la génération de nos parents afin de dénouer, en nous, ce qui leur appartient encore de ce qui est vraiment nous, quand nous reproduisons leurs comportements, quand nous les renions, ou quand nous tentons la conciliation.

Car reproduire, renier et concilier ne peuvent être finalement que des attitudes réactionnelles, et donc pas nous-mêmes.

La voie du juste milieu pourrait être un peu plus juste après que nous avons accepté en nous, et toujours en premier à partir de notre intérieur vers notre extérieur, l’entièreté de l’extrême oui et l’entièreté de l’extrême non, ensemble… C’est ce que l’on peut appeler aussi un des aspects de la dualité, donc aussi du bien et du mal, en voie de transition vers l’unité. Mais l’unité ne peut réunir deux opposés que par l’amour et dans l’amour inconditionnel, ne l'oublions plus.

Nous pouvons accepter que la perception-vision du bien chez cet autre n’est pas la nôtre, n’est plus la nôtre, même si nous ne la qualifions pas pour autant de «mal», mais encore que cet autre qualifiera, lui, de mal notre propre vision-perception du bien, et qu’il ne changera pas d’avis.

Nous pouvons accepter que tels vieillissements, telles maladies physiques, émotionnelles ou mentales, telles évolutions de caractères et de personnalités, sont le reflet extériorisé de tels choix de vie, de telles attitudes devant la vie et la mort, comme de tels choix d’âme.

Nous pouvons accepter le plus possible, bien sûr toujours en accord avec nous-mêmes, les conséquences désormais de plus en plus visibles de tous les choix de nos parents, certes particulièrement en exergue, mais ne pas oublier pour autant que la manifestation extériorisée des choix de toutes les générations terrestres actuelles s’accélère aussi.

La transition de ces temps remarquables peut nous permettre -déjà à nous en tant qu’enfants directs de cette génération des 70 ans et plus, en tant que parents à notre tour, et même parfois parents de jeunes parents- de transcender, déjà en nous, le spectre de la guerre mondiale et de toutes ses atrocités.

Nous sommes la génération-charnière de l’après-guerre, des après-guerres, responsable de cette qualité d’être, de la qualité d'être. Même si, aujourd’hui, des plus jeunes tentent encore de se reconnaître à travers telle ou telle idéologie, parce que nous-mêmes n’avons pas su ou n’avons pas osé être complètement qui nous sommes réellement, c’est-à-dire libres de toute inféodation à tout ce qui n’est pas notre Présence.

L’absence (apparente) de la Présence, le manque de la Présence, comme la peur de la Présence peut pousser vers la recherche extérieure du comblement de tous nos manques et de tous nos non-dits… quand nous n’avons pas compris. Mais nous avons compris! Nous savons parfaitement l’importance de la transition actuelle, de l’ascension en cours actuelle.

C’est à nous qu’il revient, d’abord, de témoigner de notre propre évolution. Seulement de notre révolution pacifique en nous, car d’abord en nous. Parce qu’aujourd’hui, les adultes, c’est nous! Parce qu’aujourd’hui, ceux qui devraient être les sages, c’est nous!

Alors, remercions encore une fois la volonté, la force, le courage, l’opiniâtreté de survivre de tous nos parents. Sans eux, nous ne serions pas là. Sans eux, nous n’aurions pas compris que nous ne souhaitions plus reproduire leurs modes de survie, parce que nous voulons vivre et le faire savoir, parce que nous ne voulons plus, non plus, nous battre contre eux, comme nous battre contre nous-mêmes.

La liberté d’être est la liberté de «plus aucun combat». Et l’extrême oui, comme l’extrême non, comme l’extrême entre oui et non, est combat.

La liberté ne s’impose plus, la liberté ne s’acquiert plus par la guerre, ni même par la paix imposée (donc, extérieure), la liberté ne s’achète plus, ne se vend plus… Sinon, elle ne peut être que liberté violente et violentée, et donc liberticide d’elle-même. Ce que nous connaissons tous aujourd’hui, ce que, pour beaucoup, nous avons connu en la période «Peace and love» de la contre-culture. Même le combat par le non-combat est combat.

Avoir choisi la lumière, la paix, la liberté n’est pas les avoir choisis contre ou pour quelque chose, pour ou contre quelqu’un… Car, sinon, toujours et encore, c’est uniquement une attitude réactionnelle. Et, depuis quand, être réactionnel est être libre?

Alors, acceptons par notre compassion les choix, et toutes leurs conséquences, de la génération du devoir et du jugement.

Alors, acceptons par notre compassion nos propres choix et toutes leurs expressions.
A qui veut entendre, voir et savoir... Alors, entends, vois et sache !
  
Elisabeth/Luce



Nous vous souhaitons la Paix par la sagesse et la bienveillance infinies du Cœur Sacré.
Vous pouvez diffuser ce témoignage en faisant référence à la Lettre Providence 135 ainsi qu'au site de la-vie-providence.com
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